Paul Celle, Maire et Conseiller Général, a souhaité réunir la presse afin de faire un point sur le dossier de l'aire d'accueil des gens du voyage que Villars doit mettre en place.
Villars, comme toutes autres communes de plus de 5000 habitants, doit se doter d'une aire d'accueil pour les gens du voyage. Une aide de l'État est promisse si nous la réalisons avant la fin de l'année, à défaut, elle serait perdue. Cependant, nous avons beaucoup de mal à trouver un terrain qui convienne à tous.
Quelles sont les obligations de la commune ?
Pour Villars, nous sommes redevables d'une aide d'accueil de 10 places. Il faut que ce terrain soit viabilisé. Il y a des normes de surface, avec des points d'eau, des sanitaires. Ces travaux sont entièrement à la charge de la commune qui est maître d'ouvrage, mais l'État verse une subvention, à condition toutefois de respecter un calendrier. Et malgré quelques reports, nous sommes en retard puisque tout doit être terminé d'ici la fin de l'année. Et on risque de perdre la subvention.
Vous n'avez toujours pas trouvé de terrain ?
Sur une commune de 550 hectares, fortement urbanisée, il est difficile de trouver une aire adaptée. Ça fait 4 ans qu'on cherche une solution. Notre choix s'est finalement porté sur les Aléalures, à côté de l'ASPTT. Ce terrain semble d'ailleurs convenir aux gens du voyage qui l'ont occupé une quinzaine de jours en mars. On a l'accord du Préfet mais on sait que ce choix ne remporte pas l'adhésion de Saint-Étienne Métropole, qui est propriétaire du terrain. Avec le Maire de Saint-Priest-en-Jarez, on souhaite faire l'acquisition de ce terrain.
Quelle est donc la prochaine étape pour faire avancer le dossier ?
On a une proposition de réunion avec Saint-Étienne Métropole. On espère un accord. Il faut absolument qu'on trouve une solution avant la fin de l'année, sinon on perdra notre subvention qui est de l'ordre de 25 à 30%. On ne peut pas s'en priver. Sinon, c'est le contribuable villardaire qui devra payer. On a l'impression d'être pris en otage. Nous sommes prêts à aller jusqu'à l'expropriation et nous ferons beaucoup de bruit sur ce dossier s'il le faut.
La Tribune-Le Progrès du samedi 28 juin 2008 - Interview de Pierre Thiolière
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